Mme Rouvre et Mme Martin, les
responsables des centres de Thenon
et de Tourtoirac sont unanimes
: si les personnes qui sollicitent
le coup de pouce des Restos du
Cœur ont toujours du mal à faire
le premier pas, une relation de
confiance, sans peur du regard des
autres, se tisse rapidement.
« Il n’y
a pas de honte à traverser une
période difficile, explique Mme
Rouvre. Cela peut arriver à tout le
monde : un moment de chômage,
une retraite trop maigre, un jeune
sans porte d’entrée dans le monde
du travail, un parent qui se
retrouve subitement seul avec plusieurs
enfants à charge… Personne
ne peut dire qu’il n’en aura jamais
besoin ! ».
« À la maison, quand j’étais petit,
le plus dur c’était la fin du mois.
Surtout les trente derniers jours »
ironisait Coluche il y a plus de
20 ans, à la création des Restos…
Aujourd’hui, les chiffres nationaux donnent le tournis : 75 millions de repas servis en 2006 à plus de 670 000 personnes par 48 000 bénévoles dans 1 900 centres. Et une effarante croissance de plus de 6% par an alors que l’accès se fait maintenant sur inscription avec des critères de revenu.
Les antennes rurales comme celles de Thenon et de Tourtoirac touchent essentiellement des personnes isolées. Elles concentrent leur activité autour de la distribution de vivres. Environ 26 familles (soit 80 personnes) à Thenon et 20 familles (soit 45 personnes) à Tourtoirac bénéficient de paniers leurs assurant au moins un repas équilibré par jour pendant la période hivernale. C’est le centre de Périgueux qui assure la collecte de fonds, des denrées et l’approvisionnement de ces petites antennes, mais les dons en nature sont toujours les bienvenus sur place.
Et si vous souhaitez vous impliquer dans l’association, prenez contact !