LF : Vous connaissez toutle monde ici… et tout le monde vous connaît !
C’est que j’ai été institutrice dans
le département de 1928 à 1964. Je
me souviens de mes élèves, mais je
connais aussi leurs enfants et leurs
petits enfants, que j’ai d’ailleurs
parfois eu en classe aussi.
Et puis en 1954, j’ai remplacé
mon père qui était
correspondant de Sud-
Ouest à Saint-Agnan.
Jusque dans les années
1990, j’ai donc suivi de
très près l’actualité locale.
Et puis je me suis parfois
faite remarquer malgré
moi. Difficile de passer inaperçue
quand, étant une femme, j’ai
décroché mon permis de conduire
en 1930. J’avais alors une Amilcar
Sport. La 2e voiture du village !
LF : Vous étiez aussi très impliquée dans la vie associative ?
Oui, et de manières très diverses.
Tout a commencé quand Guy
Cubilier, compositeur et chef de
chœur, m’a demandé de l’aider à
contacter les maires des communes
du département pour
leur proposer une chanson
à chacune. Nous en
avons écrit, chanté et
enregistré plus de 150.
Certaines sont encore utilisées
aujourd’hui.
L’association « Chaque
village a sa chanson » a
débouché sur la chorale
dans laquelle je chantais encore il
y a quelques années… Tant que je
pouvais lire sans loupe ! Nous
avons entre autres monté
« Mireille en Périgord », un conte
lyrique de la vallée de l’Isle écrit
en langue d’Oc, une autre de mes
passions.
Enfin, il y a « Hautefort mon patrimoine
», association qui édite des
ouvrages sur l’histoire locale et
organise des sorties.
En ce moment, nous préparons
activement le centenaire de la mort
d’Eugène Leroy.
L’auteur du fameux Jacquou le
Croquant a son histoire très liée à
celle de Hautefort.
LF : Et votre centenaire ?
Mon centenaire ? C’est en octobre 2008. J’ai beaucoup à faire d’ici là ! Par l’entourage des enfants, j’aimerais transmettre l’histoire locale… D’ailleurs, je crois que je leur raconte beaucoup d’histoires de notre Histoire, sans en avoir l’air !