Sauver les âmes
Si la rumeur dit qu’il a inspiré
Molière pour la création de son personnage
d’Avare en 1668, le Marquis
Jacques François de Hautefort n’a
pourtant pas lésiné sur les moyens
pour la construction de son édifice
religieux à vocation sociale. À l’époque,
« l’hôpital général » soigne
bien sûr, mais aussi rapproche Dieu,
voire apprend un métier aux mendiants
dont la seule existence « compromet
l’ordre public ».
Médecine et religion sont alors très
liées. C’est visible jusque dans la
conception des lieux : ainsi les salles
de soins étaient dédiées l’une à
11 femmes l’autre à 11 vieillards et
la dernière à 11 jeunes garçons pour
un total de 33 patients accueillis,
soit le nombre d’années de vie sur
Terre du Christ.
Par des claustras, les alités assistaient aux messes données dans la chapelle centrale.
Soigner les corps
Au fil des siècles — et de la visite — les liens entre médecine et religion se dénouent, pour évoluer vers les pratiques médicales que nous connaissons aujourd’hui : l’anesthésie, la radiologie, la prothèse